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A Bruxelles, les œuvres sublimes de Jean-Michel Othoniel exposées à la Villa Empain

A Bruxelles, les œuvres sublimes de Jean-Michel Othoniel exposées à la Villa Empain

Difficile d’imaginer que cette magnifique expo se déroule à deux pas de chez nous et pourtant c’est bien le cas puisque la Fondation Boghossian programme en ce moment à la Villa Empain (Ixelles) une centaine d’œuvres de l’artiste. Une escale incontournable à programmer dans son agenda estival jusqu’au 4 octobre prochain.

 

Pour l’avoir visité dès ses débuts, je peux vous assurer que le déplacement des quatre coins de la Capitale ou de bien plus loin en vaut largement la peine.

Ainsi, dès son ouverture le 10 avril dernier, l’expo « Diary of Happiness » a fait grand bruit. Normal, me direz-vous pour un artiste de renommée internationale qui jamais n’avait été exposé en Belgique.

Voici les éléments qui font ce succès ou encore les intentions de l’artiste

L’exposition ici se fait plurielle en occupant tant les espaces intérieurs, du rez-de-chaussée (où se trouve également un superbe espace Art déco dédié à la petite restauration gourmande) à l’étage de la Villa Empain, qu’extérieur en proposant sculptures géantes ou encore pièces posées sur l’eau de la piscine. Tout ici est articulé autour de la perle et du verre, d’un film vidéo tourné au Château de Versailles ou encore de différentes aquarelles n’ayant jamais été exposées. Tout tourne ici aussi autour des voyages de l’artiste et de la passion qu’il nourrit à l’égard de ceux-ci.

« Les oeuvres exposées participent de ma recherche du bonheur et témoignent du long chemin qui m’a mené de l’ombre à la lumière. » explique Jean-Michel Othoniel

Ce chemin, l’artiste français originaire de Saint Étienne, il l’a parcouru en découvrant des pays proches ou éloignés avec une avidité, une curiosité, une empathie sans bornes. Aussi, chaque pièce de la Villa Empain est dédiée à l’une de ces étapes. Celles-ci formatrice du regard que l’artiste porte sur le monde, l’ont mené de France au Japon, d’Arménie aux États-Unis, du Mexique à la Turquie, voire de Belgique à l’inde. Autant d’escales bénéficiaires d’empathie, de rencontres empathiques et, de manière plus qu’évidente, de sources d’inspiration.

Diary of Happiness en témoigne à merveille. A chaque pièce de la Villa ses tonalités d’un ailleurs rêveur. A chaque espace, ses petites œuvres ou ses sculptures monumentales, sa mise en lumière et en scène tels autant d’escales heureuses. La beauté de la villa, la personnalité de ses murs, de ses boiseries, de son extérieur personnalisé à l’œuvre de l’artiste, n’en représentent qu’autant d’extraordinaires complices. Le charme opère, l’alchimie est totale et l’envie d’y revenir très faite fait irruption dans nos déambulations. En parler avant tout, s’en faire écho et bientôt, effectivement y revenir entre amis ou à deux, en famille ou en solitaire …ici, comme dans le chef de l’artiste, la magie est de chaque instant, le génie n’en est pas bien loin.

 

Portrait : Jean-Michel Othoniel

« Né en 1964 à Saint-Étienne, en France, Jean-Michel Othoniel développe depuis la fin des années 1980 une œuvre singulière, à la croisée de la sculpture, de l’architecture et du paysage. Son travail, souvent monumental, investit musées, jardins et espaces urbains dans le monde entier, avec pour ambition de poétiser et réenchanter le réel.

Après des premières œuvres en cire et en soufre présentées à la Documenta de Kassel en 1992, l’introduction du verre, travaillé avec les maîtres verriers de Murano, devient sa signature.

Sa première grande commande publique est le Kiosque des Noctambules à Paris en 2000. Il réalise également des œuvres pérennes pour l’espace public, notamment à Versailles, au Louvre, à Doha ou à San Francisco. Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions internationales majeures, de la Fondation Cartier au Centre Pompidou, jusqu’à Séoul, New York ou Shanghai.

En 2025, son exposition Othoniel Cosmos ou les Fantômes de l’Amour à Avignon, déployée dans toute la ville, a attiré près d’un million de visiteurs.

Membre de l’Académie des beaux-arts depuis 2021, il poursuit aujourd’hui de nombreux projets à travers le monde. »

 

Se restaurer au Bar du Baron avec Refoodgees

Autre atout majeur des lieux, c’est au cœur de la Villa Empain (à gauche au rez-de-chaussée) que l’on découvre le Bar du Baron. Ici, on propose une mise en exergue des diverses cultures du monde à travers la cuisine. Formée aux métiers de l’Horeca par Reffodgees, des personnes primo-arrivantes, exilées ou réfugiées peuvent ainsi et ici saisir l’opportunité de s’intégrer mais aussi de partager, de valoriser le patrimoine culinaire de leur pays d’origine.

Dès lors, le visiteur a la possibilité de s’attabler dans un cadre unique autour d’un menu quotidien donnant le choix entre deux entrées, deux plats et un dessert. Les options végérariennes ou vegan sont aussi possibles. Et ce du mardi au vendredi ainsi que le week-end à travers un menu spécial.

 

 

Voir aussi

En pratique

 

L’exposition « Diary of Happiness » est ouverte jusqu’au 4 octobre 2026

De mardi à dimanche, de 11 à 18 heures

  1. +32 2 627 52 30 (Accueil)

 

Bar du Baron – Reefoodgees – Ouvert du mardi au dimanche – De 12 à 17 h (cuisine ouverte de 12 à 14 h30) – Brunch le week-end

 

Fondation Boghossian

Villa Empain – Centre d’art et de dialogue entre les cultures d’Orient et d’Occident

Avenue Roosevelt, 67 – 1050 Bruxelles

www.boghossianfoundation.be

Diary of Happiness – Fondation Boghossian

Le Blog Gastronomique de Joëlle Rochette - l'art de vivre en "Epicurie"

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